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HISTORIQUE

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. 1908 Sanatorium
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. 1991 IMC
. 1993 CRF
. 1997 Saint Florian
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HISTORIQUE > Aperçu général
CENTRE HOSPITALIER DE BHANNES

ORIGINE DU NOM > BHANNES
Dahr-El-Sawan:une partie de la terre qui ne meurt jamais, gravée d'une histoire de gloire et d'humanité. Ce village était connu par "BHANNES", un mot syriaque "BET HANUSA". Certains considéraient que le mot Bhannes fut donné à une ancienne église du village, l'église de ST.Jean, YUHANNA, qui avec le cours du temps et répété par les villageois, devînt HANNES. Quant à la lettre "B", elle était évidement utilisée pour mettre en relief le lieu de résidence. "d'où es-tu? Je suis de B-hannès".
Et d'autres croient que Bhannès est un mot syriaque à cent pour cent, vu que la plupart des noms des villes et des villages proviennent de la langue syriaque.

Donc Dahr-El-Sawan est un village historique dont l'altitude est de 1000 m, à une distance de 20 km de Beyrouth. Il appartient à la région du Metn, depuis l'an 1783.

HISTORIQUE
Au début du siècle, l'état sanitaire des peuples qui constituèrent l'Empire Ottoman laissa beaucoup à désirer. Les épidémies de choléra sévissaient encore beaucoup; quant aux nombreux lépreux et tuberculeux, ils furent en général rejetés dans les terrains vagues, tels des parias, dans l'attente que le destin les prit en charge. A cette époque là, la Sublime Porte cachait derrière elle une énorme misère.

1908 - La montagne de Bhannès, située à une vingtaine de kilomètres au nord-est de Beyrouth, à 1000m d'altitude, servit, à l'époque, de "décharge publique" pour les personnes atteintes de tuberculose. La Providence fit le reste. Elle veilla tant et si bien qu'Elle se manifesta, comme toujours, par Amour, autrement dit par Charité.

Cécile de Veyviale était une fille de la Charité. Elle passa dans cette montagne et fut prise de commisération pour ses frères "les hommes" atteints de cette terrible maladie. Le lendemain, la religieuse créa un dispensaire, le surlendemain, un Hôtel-Dieu de quarante lits et en 1912, elle entama la construction d'un pavillon de 150 lits qui porte aujourd'hui son nom. L'Empire Ottoman avant de s'effondrer dans la région en 1918 le saccagea et le détruisit.

La religieuse mourut durant la guerre, mais la Charité fleurit. Nombreuses de ses Filles compatirent aux souffrances de ces pauvres et firent de ce lieu le plus grand sanatorium du Moyen-Orient: Plus de mille lits répartis en cinq grands pavillons. Les malades affluèrent de la Syrie, de l'Irak, de l'Arabie Séoudite, du Koweit, et des pays du Golfe. La Charité, avec l'aide de la découverte des antibiotiques, éradiqua pour ainsi dire ce fléau au moment même ou se profilaient à l'horizon, 1960-1970, les premiers signes d'une déstabilisation régionale, dont le Liban, en grande partie, paiera les frais de son sang et de ses ruines.

1975-1990, Pendant seize ans, les forces du mal se déchainèrent sur ce petit pays pour détruire vies humaines et habitats. La mort et l'exode furent les trophées des armes. Mais la Providence était à nouveau là. En 1976, la Communauté religieuse de Bhannès décida de reconvertir l'immense complexe du sanatorium en un Centre Hospitalier, tout en ayant garder sa spécificité pulmonaire. Des milliers de blessés y furent soignés. Beaucoup de vies humaines furent sauvées.

En 1982, au coeur de cette période tragique, l'enfance handicapée physique, celle qui rampe à ras-le-sol suite aux paralysies d'origine polio ou autres, l'enfance recluse loin du soleil, loin du regard parce que trop difforme dans sa colonne ou dans ses membres, cette enfance là, trouva son espérance en la personne d'un prêtre, disciple de St. Vincent, qui confia aux Filles de la Charité la charge de mettre debout les grabataires et de redresser les bossus et les tordus.

Ce fut ainsi en plein triomphe de la destruction humaine et de la démolition que jaillit à Bhannès le Centre d'Orthopédie Infantile et de scoliose où des centaines d'enfants paralytiques, scoliotiques et cyphotiques, condamnés à l'asphyxie physique et morale, ont retrouvé leur dignité d'êtres humains.

1987 - La vocation hospitalière de Bhannès se limiterait-elle à cela? Non! Cela serait limité la Charité, qui par essence est infinie. Vous avez entendu parler de l'Infirmité Motrice Cérébrale? De ces enfants qui naissent avec de multiples troubles moteurs qu'ils soient de locomotion, d'élocution, de déglutition, d'expression vocale ou autre. Ces enfants sont de plus en plus nombreux en notre fin du XXe siècle, car, vue les progrès de la réanimation néonatale, ils survivent et nous sont laissés comme en "dépôt" tel que dirait une grande amie de Bhannès. Oui, c'est pour nous une nouvelle mission confiée par la Providence. Cet enfant IMC, muni d'un esprit sain dans un corps qui ne répond pas à la commande ou qui y répond mal, cet enfant tout différent du "beau monde", mais dont l'intelligence projète dans son regard des limites de l'homme et sa finalité spirituelle, cet enfant a trouvé à Bhannès un Centre idéal pour développer toutes ses possibilités d'insertion dans la société.

En 1990, le pavillon Sainte Louise devient un centre thérapeutique pour enfants Infirmes Moteurs Cérébraux. Il s'agit du Centre Robert de Lobkowicz, grâce au cofinancement de l'Ordre Souverain de Malte et du gouvernement belge.

Le 1er avril 1993, est posée la première pierre du Centre
de Pneumologie Saint Florian. Le Centre Hospitalier reste fidèle à sa vocation première, à savoir les soins aux tuberculeux et aux déficients respiratoires de toute origine. C'est grâce à la compassion des amis Autrichiens, Caritas SALZBOURG que ce projet peut se réaliser. Il faudra attendre fin 94 pour emménager dans le nouveau bâtiment. Le centre aura une capacité de 70 lits,

Le 11 juin 1993 a été inauguré le Centre d'Orthèse mitoyen au pavillon Sainte Louise et au pavillon Saint Vincent. Ce centre réalise les corsets, les attelles, les appareils de marche pour les enfants scoliotiques et tout autre enfant handicapé. Le centre est fonctionnel depuis Août 1992.

1995-1996 - Le présent et le futur au Centre Hospitalier de Bhannès. Les malades sont soignés, l'handicapé physique est traité, l'enfant IMC
est éduqué dans un cadre thérapeutique et l'Atelier d'Orthèse ouvert depuis 1993, appareille et corsette les patients. Mais il manque une nécessité pour parfaire le circuit médical : le Centre de Rééducation. Ce Centre de Rééducation médicale et de Réhabilitation Fonctionnelle comportera une capacité de 80 lits et une plate-forme technique de 1.900m2. Toutes les possiblités actuelles de rééducation seront à la disposition du patient spécialement l'hydrothérapie. Cette dernière technique, vieille comme le monde, est capitale pour la remise debout d'un patient opéré de ses membres ou de la colonne, d'un patient qui n'a jamais marché. Sont bénéficiaires de la piscine de rééducation en eau statique tous les enfants IMC, et tous les enfants scoliotiques opérés. Quant à la piscine en eau dynamique elle est impérative aux personnes privées partiellement ou totalement de leur motricité, et qui ont besoin d'une réhabilitation fonctionnelle progressive autant physique (pour
rebâtir leurs masses musculaires) que psychologique (pour rétablir leur confiance en l'autonomie souhaitée).

6.200m2 sont répartis en quatres étages avec une annexe de 400m2 spécifiques à l'hydrothérapie qui sera composée d'une piscine de 10x10m en eau statique et une autre de 8x3m en eau dynamique asservie et à hauteur variable, avec des lèves-malades, un couloir de marche immérsible à hauteur variable et un arsenal d'accessoires indispensables à cette thérapie.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
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